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01 mai 2008

Les frais de fonctionnement dans le budget congolais:plaidoyer pour l'instauration de la fongibilité asymétrique.Foi de IBANDA K

Les frais de fonctionnement est le poste général du budget de l'Etat qui est souvent à l'origine des dérapages budgétaires au Congo.

Pour mettre fin et assurer une gestion orthodoxe du Budget, il est impérieux de changer de pratique et de philosophie de gestion budgétaire.

Pour ce faire,on doit procéder à l'attribution de montants uniformes aux Ministères et aux services spécialisés.La revue générale des politiques publiques qui s'en suivra doit regrouper les ministères en termes de mission, et en retenir 20.

La répartition des crédits budgétaires se fera ainsi: 2 millions de dollars annuels par ministère,même montant pour la Présidence,l'assemblée nationale, le sénat.

1 million sera attribué pour le fonctionnement de chaque province.Toutes les institutions judiciaires se partageront 12 millions de dollars.

Quant à l'Armée,à la Police et aux Renseignements Généraux,ils auront 36 millions de dollars.

De ce fait,avec une centaine de millions de dollars,le budget de fonctionnement hors salaires est bouclé.

Le principe de fongibilité asymétrique consiste en ce que ces crédits :1)ne pourront jamais être dépassés,2)ils peuvent être sous-utilisés,3) en cas de sous-consommation,les réliquats budgétaires peuvent être affectés vers d'autres dépenses, mais jamais on ne pourra prendre des crédits d'ailleurs pour financer ces dépenses de fonctionnement.En fait, il s'agit d'une vraie contrainte budgétaire microéconomique.

De cette manière, on sortira le pays de l'aléa budgétaire qui est source d'instabilité économique.

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Calcul économique et développement congolais

Il y a toujours eu un défaut chez les dirigeants congolais.C'est l'absence du calcul économique dans leurs décisions concernant le développement économique et social du pays.

Ils privilégient souvent des considérations juridiques sans se soucier de la rationalité économique.Il ne faut pas croire qu'un accord conclu en bonne et due forme garantit forcément vos intérêts.C'est le cas du contrat léonin entre la Chine et le Congo.Méfiez-vous des gens qui viennent en agneaux mais qui ne sont que de vrais loups en soi, dit la Bible.

Faisons le calcul économique qui aurait pu être fait avant la conclusion de ce contrat.Dans ce contrat matières premières contre infrastructures,la chine a exigé être payée en nature pour 10 millions de tonnes de cuivre.La microéconomie enseigne que le budget nécessaire à l'acquisition d'un produit est égal au prix du bien multiplié par la quantité nécessaire de ce bien.Ainsi: R est égal P multiplié par Q.

Le prix moyen de la tonne du cuivre était de 6500 $ lors de la signature du Contrat.Ce qui signifie que le budget que la Chine devait réserver pour l'acquisition de cette quantité est de 6500$ par 10 millions t,soit 65 milliards de dollars.En réalisant des travaux publics au Congo pour 10 milliards, la Chine réaliserait un gain budgétaire de 55 milliards de $.C'est de la pure folie économique.Une telle escroquerie n'a jamais été faite dans l'histoire du monde.

Par ailleurs,les possibilités annuelles maximales d'extraction du cuivre étant de 500.000t,l'octroi de 10 MILLIONS t à la Chine ne porra se faire que sur 20 ans.D'où un mandat présidentiel engage les ressources de 3 autres mandats présidentiels à venir.Avec quel argent ces Présidents vont-ils travailler?D'où l'irréalisme et la folie de ce contrat en termes de durée et de chiffrage (valorisation)budgétaire.

D'où le Congo doit se resaisir: soit on renégocie le contrat soit on le résilie.En le renégociant, il y a deux alternatives:1)La Chine revoit ses prétentions à la baisse ;plus ou moins 13 milliards (financement des infrastructures plus frais d'extraction), ce qui équivaut à 2 millions de t de cuivre .2)La Chine se fait livrer les 10 millions et va construire pour 50 milliards de dollars d'infrastructures et 15 milliards réservés aux frais d'extraction,soit un programme de construction sur 20 ans.

Voilà la seule façon de garantir la sauvegarde des intérêts congolais au risque de connaître un contentieux congolo-chinois.

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24 avril 2008

La hausse des prix des denrées alimentaires:origine et risques pour l' Afrique.

Les produits alimentaires de première nécessité, contre toute attente,subissent des poussées inflationnistes considérables.Sur un an,certains produits ont subi des hausses de 30 à 50%.C'est le cas notamment du riz,du blé(pain),de l'huile,du lait,du soja,et j'en passe.

Les causes de ces hausses de prix sont:

1.l'augmentation de la demande des pays émergents:la Chine et l'Inde,pour ne citer que ces deux pays,ont un poids démographique qui représente 46% de la population mondiale.Avec l'accroissement du pouvoir d'achat consécutif à la croissance économique que ces pays ont connu ces dernières années,une partie des gens qui été évincés du marché, l'ont réintégré car ils constituent désormais une demande solvable.Cette demande supplémentaire,face à une offre constante, a eu pour effet de tirer les prix vers le haut.

2.la production des biocarburants: selon le professeur Jean ZIEGLER,Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les questions alimentaires,la production des biocarburants détournerait au moins 138 millions des tonnes au détriment de l'alimentation.Il s'agit-là d'un gap important qui serait la cause d'une inflation de l'offre.

3.le protectionnisme agricole:les politiques appliquées par les principaux producteurs agricoles ont favorisé la rareté des produits alimentaires sur le marché mondial.L'Union Européenne qui demandait il y a peu à ses agriculteurs de mettre en friches une partie de leurs terres ou d'abattre une partie de leur cheptel a contribué à cette hausse.Tel est aussi le cas des pays producteurs du riz comme l'Inde,la thaïlande , la malaisie et l'Indonésie qui ont interdit l'exportation de cette denrée.Toutes ces mesures ont tendance à attiser les tensions inflationnistes sur les produits alimentaires.

En ce qui concerne les risques pour l'Afrique, il convient de signaler:

1.les conflits distributifs:En effet,la hausse des prix aura tendance à évincer du marché certaines personnes dont les salaires sont dérisoires.A titre exemplatif,le fonctionnaire Congolais touche un salaire mensuel de 30$.Toutes choses restant égales par ailleurs,avec le prix de 25kg de riz à 40 dollars,le fonctionnaire Congolais est évincé désormais du marché du riz.Ainsi, tous ces délaissés pour compte du marché alimentaire risquent d'avoir pour réaction,dictée par l'instinct de survie, de s'approprier la nourriture par la force.C'est ce qui justifie les pillages qu'on a connus au Cameroun,au Burkina Faso,en Côte d'Ivoire et au Sénégal.Le danger serait la répétition de ces troubles voire leur survenance dans des pays où ils ne sont pas encore produits.

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Contrat RDC-Chine:un marché des dupes?

De suite des élections générales organisées en République Démocratique du Congo en 2006, de nouvelles institutions politiques ont été mises en place , animées par des dirigeants élus.Au sommet de l'Etat, c'est Mr Joseph KABILA qui a été choisi comme Chef de l'Etat.

Comme la RDC est un pays qui a choisi le régime présidentiel, c'est bien le Président qui est Chef du Gouvernement.C'est sa politique économique et sociale que doit appliquer le Gouvernement.Dans ce cadre, Mr KABILA s'est fixé comme objectif la réduction de la pauvreté au terme de son mandat actuel en s'impliquant de façon significative dans les cinq(5) secteurs suivants: les infrastructures,l'emploi,l'éducation,la santé et l'électrification du pays.C'est qu'on appelle désormais les cinq chantiers de Kabila.

Pour financer la matérialisation de ces chantiers de reconstruction du pays,il est évident que le Congo ne pouvait de lui-même mobiliser les fonds nécessaires, sur le plan interne, et par conséquent,devait recourir au financement extérieur tant multilatéral(Groupe de la Banque Mondiale,FMI,Banque Africaine de Développement,PNUD,...) que bilatéral(pays bailleurs des fonds).Pour votre gouverne,dans le Budget préfiguré 2008,la RDC attend 60% des recettes budgétaires des contributions extérieures.C'est pour autant dire que rien de concret ne pourrait se faire dans ce pays sans l'aide extérieure.

Fort de ce constat,les stratèges kabilistes se sont résolus à chercher un financement massif extérieur.Comme la RDC ne pouvait prétendre à des financements concessionnels de la part des bailleurs occidentaux et des prêteurs multilatéraux à cause du fait que le pays qui a accédé à l'initiative PPTE,  était toujours sous programme et n'avait pas encore vu sa dette extérieure alléger ou effacer.Lui apporter encore des fonds massifs serait le réendetter, ce qui serait un cercle vicieux.De ce fait, le Gouvernement congolais a négocié en catimini un accord de financement sous la philosophie de l'aide -projet, et non de l'aide budgétaire.En effet, la Chine a accepté de financer la rélisation de certains de ces chantiers mais toutefois, elle va les réliser elle-même.Pour un montant de 10 milliards de dollars, la Chine va construire des routes,un chemin de fer Kinshasa-Ilebo,des écoles, des hôpitaux et électrifier quelques villes et cités.

Pour rentrer dans ses fonds,la Chine a imposé au Gouvernement Congolais de se faire payer en nature, soit contre 10 millions de tonnes de cuivre.La RDC doit livrer à la Chine cette quantité pharaonique de cuivre.

En effet,si je prend l'hypothèse de production maximale du Cuivre en RDC, la GECAMINES, l'Entreprise qui extrait le CUIVRE,produisait jusqu'à 500 000 tonnes quand elle marchait normalement.Cela signifie que , pour livrer les 10 millions de tonnes que nous derons à la Chine,il faut 20 ans de production avec hypothèse maximale.

Comme le mandat présidentiel est de 5 ans,celà équivaut à dire qu'un seul mandat de Kabila hypothèque les trois mandats qui vont lui succéder.

Voilà qui  me fait craindre des tensions entre les futurs dirigeants congolais dans 5 et 10 ans, et  la Chine.Quel est ce Président Congolais qui va accepter de manquer de marge de manoeuvre budgétaire parce que la Chine a fait signer un contrat léonin à son prédécesseur?

Voilà qui présage un futur contentieux sino-congolais.

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26 mars 2008

Présentation de CODESAF

CODESAF ,Coopération au Développement Sans Frontières ,est une organisation non gouvernementale (O.N.G.) de droit français qui intervient  dans le domaine du développement des pays du Tiers Monde.Contact:IBANDA  KABAKA,Président de CODESAF,3 Allée de Franche Comté,77500 CHELLES-FRANCE.

Elle se charge notamment :

-du lobbying auprès des bailleurs internationaux tant bilatéraux que multilatéraux.

-des études d'impact des projets de développement ainsi que de leur évaluation.

-de la conception et du suivi-évaluation des projets.

-de la formation des ressources humaines impliquées dans le management des projets et des programmes.

CODESAF est actuellement dirigée par Mr IBANDA KABAKA, Diplômé de 3ème cycle en Management  et Financement du Développement  de la Sorbonne et du CEFEB(Centre d'Etudes Financières,Economiques et Bancaires).

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